Analyses politiques

23e législature de la Knesset : Israël s’enfonce dans l’impasse politique

Pour la troisième fois en moins d’un an, les électeurs israéliens ont été appelés aux urnes le 2 mars 2020 pour élire leur parlement. Bien que le bloc d’extrême-droite, mené par le chef du Likoud Benyamin Netanyahou, ait enregistré une progression en passant de 55 à 58 sièges, les résultats définitifs du scrutin montrent qu’il a échoué une fois de plus à obtenir la majorité nécessaire à la formation d’un gouvernement.

Sommet de Moscou : l’accord de cessez-le-feu à Idleb tiendra-t-il ?

Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine, sont parvenus lors du sommet tenu à Moscou le 5 mars 2020 à un accord de cessez-le-feu dans le Gouvernorat d’Idleb. L’accord, proposé en annexe à celui de Sotchi conclu en 2018, fait suite à l’escalade de violence qu’a connu Idleb. . L’assaut mené par les forces du régime syrien et ses alliés pour contrôler les principales artères autoroutières du Gouvernorat s’était transformé en une confrontation directe avec des unités de l’armée turque au cours du mois de février 2020.

Algérie, la nouvelle indépendance

L’histoire de la nouvelle indépendance de l’Algérie s’écrit sous nos yeux, depuis ce 22 février 2019 où des foules de femmes et d’hommes ont exigé dans tout le pays de reprendre en main leur destin. Cette contestation populaire continue depuis de mobiliser les Algériens chaque vendredi, après avoir obtenu la démission du président Bouteflika, en poste depuis vingt ans, et le désaveu d’une élection vidée de sens. Car elle aspire, au-delà de la sanction de tel ou tel dirigeant, à la refonte sur des bases enfin démocratiques du système en place depuis la fin, en 1962, de la domination française.

Illustration Déclaration Pomeo légalisation colonies israéliennes

Déclaration Pompeo : le tour de passe-passe de l’administration Trump sur le dossier israélo-palestinien

Pendant plus de quatre décennies, les États-Unis ont exprimé leur opposition officielle à la politique israélienne de colonisation de la Cisjordanie, qualifiée d’« illégale », puis d’« irrégulière » et enfin « d’obstacle sur le chemin vers la paix ». Cette ligne politique inchangée depuis 1978, a récemment connu un retournement notable, avec la déclaration du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo qui a annoncé, le 18 novembre, que les États-Unis cessaient de reconnaître la validité de l’avis juridique du Département d’État qui considère « l’établissement de colonies de civils israéliens en Cisjordanie » comme « contraire au droit international ».

Derrière l’accord entre le gouvernement Hadi et les séparatistes du Sud : une rivalité continue entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au Yémen

Un accord prévoyant le partage du pouvoir entre le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi (soutenu par le royaume saoudien et reconnu par la communauté internationale) et le Conseil de transition du Sud (CTS), force séparatiste soutenue par les Émirats arabes unis a été signé à Riyad, le 5 novembre 2019.

De l’hégémonie à la contestation américaine de l’ordre international : la fin d’un leadership ?

Compte rendu de l’intervention de Bertrand Badie lors de la soirée du CAREP Paris : La superpuissance américaine, moteur de la mondialisation, se trouve aujourd’hui paradoxalement dans la position de premier contestataire de l’ordre mondial. Tel est le constat que font Bertrand Badie et Dominique Vidal dans leurs analyses respectives sur l’avenir du leadership américain.

illustration Liban Manifestations

Liban : causes et perspectives de la révolte

Le mouvement de protestation a pris comme un feu de paille, suite à la proposition de Mohammad Choucair, ministre des Télécommunications, de taxer quotidiennement l’usage des messageries électroniques. Dans un pays où l’absence de services publics est criante, la mesure a été fraîchement accueillie et a cristallisé autour d’elle une contestation bien plus large de l’action de la classe politique, exécutif et législatif mélangés, qui se partage le pouvoir par communautés religieuses selon les clauses de l’accord de Taëf, conclu à la fin de la guerre civile, en 1989.

Opération militaire turque dans le nord de la Syrie : au-delà des objectifs officiels

L’armée turque a présenté les deux objectifs de son opération de la manière suivante : sécuriser la frontière « en éloignant les éléments terroristes » et établir une zone sécurisée de 460 kilomètres de long et de 30 à 40 kilomètres de large, aux abords de la frontière turco-syrienne à l’est de l’Euphrate. Toutefois, derrière ces objectifs officiels se cachent un ensemble d’autres motifs non déclarés…

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