Webinaire 24 / Conflit du Haut-Karabagh : quels enjeux régionaux ?

Dans le cadre des Webinaires du CAREP Paris, le vingt-quatrième épisode avec Bayram Balci et Thorniké Gordadzé, modéré par Salam Kawakibi, a été diffusé en direct le mardi 1er décembre 2020 à 18h30 et avait pour thème :

Conflit du Haut-Karabagh : quels enjeux régionaux ?

Depuis le 27 septembre 2020, de nouveaux combats opposent l’Azerbaïdjan et l’Arménie à propos de la région du Haut-Karabagh, zone peuplée majoritairement d’Arméniens mais faisant partie de l’Azerbaïdjan selon le droit international. La région montagneuse du Caucase a pourtant proclamé son indépendance en 1991, sans que celle-ci ne soit reconnue par la communauté internationale. L’affrontement qui s’est terminé le 9 novembre dernier par un cessez-le-feu signé sous la responsabilité de la Russie démontre aussi une entente russo-turque sur ce dossier. En quoi le conflit du Haut-Karabagh est-il révélateur d’un nouvel équilibre dans la région, désormais connecté au Moyen-Orient du fait du soutien de la Turquie et d’Israël à Bakou ? Et où se situe l’Iran par rapport à ces hostilités, pays qui a soutenu l’Arménie dans les années 1990 ? Enfin, que dit ce conflit des rapports de force entre les deux arbitres, la Turquie et la Russie, fortement impliqués dans les guerres du Moyen-Orient notamment en Syrie et en Libye ?

Bayram Balci

Bayram Balci est le directeur de l’Institut français d’études anatoliennes (IFEA). Chercheur au CERI-Sciences Po, il est diplômé en science politique et civilisation arabo-islamique des instituts d’études politiques de Grenoble et d’Aix-en-Provence. Il travaille sur les transformations politiques et religieuses dans l’espace turc (Turquie, Caucase et Asie centrale).

 

Thorniké Gordadzé

Thorniké Gordadzé est spécialiste en sociologie politique de la région du Caucase et enseignant-chercheur à Sciences Po Paris. En septembre 2006, il rejoint l’IFEA où il dirige la filiale du Caucase située à Bakou. De juin 2010 à octobre 2012, il a été ministre d’État pour l’intégration européenne et euro-atlantique de la République de Géorgie, après avoir été vice-ministre des Affaires étrangères. Après ses postes gouvernementaux, il a travaillé pendant cinq ans pour l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

 

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